Dimanche 16 janvier 2011
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Sortir de la zone Euro n'implique pas
« le retour au
Franc »!
(Ou: « De la diabolisation prévisible du discours de Nicolas
DUPONT-AIGNAN »)
Les partis politiques traditionnels (UMP,PS,) vont, à l'occasion des échéances électorales qui s'annoncent, user d'un même
artifice : diaboliser le thème de la sortie de la zone Euro, un des chevaux de bataille de Nicolas DUPONT-AIGNAN pour 2012, et ce en entretenant des amalgames populistes et douteux
.
Cette diabolisation électoraliste va s'exprimer de la manière suivante : « ...sortir de lazone Euro c'est faire disparaître l'Europe et donc le retour au …
Franc ».
Ces arguments sont affligeants.
- L'Europe a existé avant l'Euro. Elle vivra avec avec une autre approche de l'Euro. Il est d'ailleurs significatif de constater que l'Europe de la monnaie commune , (celle d'avant la monnaie
unique), a permis la réalisation d'ambitieux projets autres que ceux d'une Europe de la seule… solidarité! Cette Europe de l'assistanat qui se
met en place, n'est rien d'autre que le constat d'échec d'un modèle Européen que nos politiques de droite comme de gauche nous imposent à marche forcée.
Contre l'évidence , l'UMP et le PS, ensemble, continuent à promouvoir un modèle Européen qui se complait dans l'échec, mais
il est vrai qui a pour avantage de les maintenir aux affaires ...
- Sortir de la zone Euro n'implique pas le
« retour au Franc ». Sortir
de la zone Euroc'est avant toutconserver
l'Euro commemonnaie de réserve sur les marchés internationaux au même titre que le dollar US et que la monnaie Chinoise, qui n'a de cesse, en l'absence de toute régulation , de
parasiter le jeu normal du marché. Il ne s'agit donc pas de supprimer l'Euro, mais tout au contraire de favoriser la création d'un nouvel
Euro national ,souverain ,aux côtés de l'Euro actuel.Ce pourrait être « l'Euro-Franc » ou encore
le « nouvel Euro » .A la monnaie unique (inique?) , se substituera une monnaie
commune qui restera l'Euro, chaque état membre recouvrant par ailleurs sa monnaie
nationale , ce que de nombreux experts économistes de tous pays préconisent.
L'UMP et le PS ne veulent pas reconnaître l'urgente nécessité qu'il y a de devoir reconsidérer la zone Euro telle qu'elle
existe aujourd'hui. En fait ils ne le peuvent plus: ce serait en effet admettre devant l'opinion publique un échec politique majeur parce que structurel.
En réalité c'est cet échec qui est irréversible , et non le libre choix d'adhérer ou non à un espace économique , ou d'en
définir les moyens .
Ces deux partis vont donc s'employer à diaboliser ce qui constitue aujourd'hui le véritable enjeu politique de notre pays :
la survie de d'une France libre au service de ses citoyens dans le cadre d'une préférence économique nationale (la Chine et les Etats Unis
s'embarrassent-ils à ce sujet?)
Depuis plusieurs décennies,main dans la main, sous le flash des photographes, s'impose, dans tous les secteurs une
Europe« déficitaire ». Nous ne gérerons plus bientôt que la pénurie et le passif
social de certains états membres , quand d'autres « rachètent »,(Grèce,Portugal..) avec leur monnaie, des pans entiers de souveraineté et de productivité!
Admettre ce fait reviendrait pour nos gouvernants à reconnaître leur incompétence fondamentale, celle de ceux que
l'histoire retiendra sans doute comme présumé être les pères des... « trente piteuses ».
La sortie de la zone Euro devra s'accompagner d'une mesure connexe: la restauration de barrières douanières régies par un principe fondateur principe de « réciprocité » ou du « parallélisme desformes » des moyens d'échanges et de productions (social, concurrence, normes environnementales ,etc...). Il ne s'agit donc pas de fermer les frontières comme souvent annoncé avec une part de mauvaise foi
significative...
Heureusement que cette grossière diabolisation prévisible du discours de Nicolas DUPONT- AIGNAN comporte en elle même une
piteuse composante: est-il politiquement admissible d'asservir l'individu et les états à ce qui n'est qu'un instrument monétaire?
L'homme n'a pas à être au service d'une monnaie. La Politique a pour priorité de permettre au peuple auquel elle se destine de le faire vivre
démocratiquement et dignement, ce que n'autorise plus la situation actuelle.
Seule une nouvelle volonté, de nouveaux acteurs totalement libres ,et une politique dictée par le seul intérêt général de
la France, aideront à sortir de l'impasse actuelle.
C'est le choix de Nicolas DUPONT-AIGNAN, et de son parti.
Thierry GIORGIO
Délégué National de « Debout La République »