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LGV : des élus s'élèvent contre le report du tracéPublié le mardi 24 février 2009 à 09H20
Selon les études de Réseau ferré de France (RFF), le tracé de la LGV Paca évitant Aix coûterait 8 milliards d'euros contre 11 milliards pour celui qui traverserait Marseille et Toulon. Photo F. Pennant
"Choquante" selon le communiste Jean-Marc Coppola, "calamiteuse" pour Debout la République, le mouvement
de l'ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan, "inappropriée" s'exclame enfin Philippe Chesneau, des Verts. La décision de Jean-Louis Borloo de repousser le choix du tracé de la LGV Paca au
15 juin, en confiant une mission au haut fonctionnaire Yves Cousquer, prise à l'issue d'une grande réunion tenue en son ministère le 11 février, a satisfait officiellement tous les grands élus présents.
Mais cette annonce a également fait des vagues chez d'autres partis politiques. Certains ne comprennent pas que cette décision soit reportée, comme
Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste à la Région. "Toutes les études ont été réalisées depuis cinq ans. Ce qu'il faut
maintenant, c'est un acte politique fort du gouvernement qui n'ose pas s'opposer à certains grands élus UMP."
Selon Debout la République, cette position "montre bien l'immobilisme, le refus de prendre des
décisions". D'autres, comme les Verts, analysent différemment la parole ministérielle. "Si on ne trouve pas de solutions à un problème, c'est que le problème est mal posé",
affirme Philippe Chesneau, troisième président du Conseil régional (Verts). "La question n'est pas où faire passer la LGV mais de quels outils de
déplacement avons-nous besoin ? Il ne faut pas de LGV. Il nous faut des voies ferrées TER rapides, à 250 km/h. Au lieu de dépenser des milliards pour une LGV
inappropriée, finançons un véritable réseau de trains au service de tous, respectueux de l'environnement, des territoires et de tous ceux qui y travaillent et y
habitent."
Enfin Maryse Joissains, maire UMP d'Aix, qui était accompagnée d'une forte délégation d'élus chez Jean-Louis Borloo, s'inquiète depuis de propos tenus lors
de la réunion, de nombreux intervenants ayant pris, selon elle, parti pour le tracé Nord. L'élue vient d'annoncer sa volonté d'engager un cabinet de
consultants indépendants "afin de suivre le dossier dans cette phase d'études complémentaires, à la fois brève et très technique".
Florent Provansal
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C O M M U N I Q U E A LA P R E S S E, le 20 février 2009
La liste « Debout La République » Grand Sud Est :
le retour sous le commandement de l'OTAN est contraire
aux intérêts de la France
La liste « Debout La République » Grand Sud Est, conduite par Michèle VIANES et Thierry GIORGIO pour les élections Européennes manifeste son opposition au retour de la France sous le commandement intégré de lOTAN.
Cette décision ne renforce pas la capacité militaire de la France mais la subordonne aux Etats-Unis. M. Sarkozy, demain, motivera notre enlisement en Afghanistan par nos « obligations » atlantistes. Où est lintérêt de la France ?
La disparition du bloc soviétique est un fait. A quoi sert l'OTAN aujourdhui ?
Cette décision est évidemment contraire au principe d'une Europe de la Défense qui fait référence à lindépendance de l'Union.
Il y a là incohérence : on impose un Traité rejeté par 55% des Français, mais on n'en respecte ni la lettre ni l'esprit.
Laffirmation de lindépendance de la France par le général de Gaulle avait emporté le consensus. M. Sarkozy va à lencontre de cette vision réaliste et nationale.
Nous affirmons, quant à nous, que cette politique est contraire en tous points aux intérêts de la France.
Michèle Vianès et Thierry Giorgio
Majorité et opposition se renvoient la responsabilité de la crise[ 19/02/09 ] L'UMP accuse la gauche de jeter de l'huile sur le feu, tandis que le PS reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir négligé l'outre-mer. Un député de la majorité réclame la démission d'Yves Jégo.Très prudents au début du conflit, élus et partis de métropole se sont livré hier une bataille politique acharnée, chacun tentant de renvoyer sur l'autre la responsabilité de la crise. Avant même que ne soit annoncée la mort d'un homme tué par balle à Pointe-à-Pitre, Martine Aubry a, dès le matin, sonné la charge contre Nicolas Sarkozy, accusé de s'être désintéressé de l'outre-mer, qu'« aimaient » le général de Gaulle, François Mitterrand et Jacques Chirac. « Depuis deux ans, on ne s'est pas occupé des DOM, on ne s'est pas occupé du développement », a fustigé la première secrétaire du PS sur France Inter, exhortant l'Etat à « demander aux grandes entreprises qu'on n'a pas contrôlées - la grande distribution, les transports et le pétrole - d'augmenter les salaires les plus faibles ». A la veille de sa rencontre avec les élus de Guadeloupe et Martinique, le chef de l'Etat a essuyé, dans les médias et à l'Assemblée, un feu nourri de critiques. « Parfois, on peut se demander si les Guadeloupéens ne sont pas pénalisés parce qu'ils ont voté à gauche », a lâché la députée socialiste George Pau-Langevin, épinglant le « silence méprisant » de l'exécutif. « Combien de morts faudra-t-il pour que Nicolas Sarkozy retrouve sa lucidité et accède enfin aux revendications des syndicats ? », s'est interrogé le Parti communiste. « Le gouvernement n'a pas su gérer cette crise. Plus encore, il a fait un certain nombre de gestes qui ont aggravé la crise », a tranché François Bayrou sur RTL. Quant au souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, il a souhaité la visite « immédiate » dans l'île de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon, qui « au moindre fait divers en métropole multiplient les déplacements ». Inquiétude à droiteLa majorité, elle, a reproché à la gauche de mettre « de l'huile sur le feu » (dixit Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP), et jugé « pas responsable » de comparer la Guadeloupe à d'autres régions françaises (selon Xavier Bertrand, le secrétaire général du parti). A droite, l'inquiétude est grande. D'un côté, les parlementaires, qui regrettent parfois la discrétion de Nicolas Sarkozy sur ce dossier, redoutent que l'île ne bascule dans le chaos. De l'autre, ils craignent, si le gouvernement devait lâcher beaucoup du lest, que les revendications sociales ne se propagent à toute l'outre-mer et, au-delà, à la métropole. Les déclarations d'Olivier Besancenot (attendu demain sur l'île, dans la foulée de José Bové), qui a émis l'espoir que « la mobilisation massive » outre-mer « annonce un printemps de luttes » dans toute la France, ne les ont pas rassurés. Dans ces circonstances, certains ont déjà trouvé un fusible : Yves Jégo. Le député du Nord Christian Vanneste a ouvertement conseillé, hier, au secrétaire d'Etat à l'Outre-mer de « démissionner ». « Un mauvais esprit pourrait s'interroger sur le rôle et l'efficacité d'un ministre qui, présent ou absent, manque singulièrement de présence », a-t-il noté. Oubliant de mentionner que l'affaiblissement d'Yves Jégo doit beaucoup à François Fillon. C'est le Premier ministre qui l'a fait revenir de Guadeloupe et a refusé de financer un éventuel accord sur les bas salaires. PIERRE-ALAIN FURBURY |