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12/03/2009 11h13 GMT - OTAN-GOUVERNEMENT-PARTIS-DLR - Nouvelles de France - AFP
PARIS, 12 mars 2009 (AFP) - Le député Nicolas Dupont-Aignan, président du petit parti gaulliste Debout la République (DLR), a lancé jeudi une pétition sur
internet contre le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan, voulu par Nicolas Sarkozy.
"La décision du chef de l’Etat est plus grave qu’on peut le croire parce qu’elle va rapetisser la France, altérer son image, lui faire perdre sa liberté et
l’entraîner dans un engrenage de conflits qui ne sont pas les siens", a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse.
Selon lui, un retour complet dans l’Otan fait "perdre à la France son statut unique de passerelle entre l’Ouest, l’Est et le Sud" au nom d’une "appartenance
au camp occidental" qui limite sa sphère d’influence.
"Non seulement on rentre totalement dans l’Otan, mais en plus on le fait en passager de deuxième catégorie", a-t-il encore dit. Il a ajouté avoir trouvé
Nicolas Sarkozy, dans son discours la veille sur l’Otan, "agité, agressif et invoquant le général de Gaulle à tous bouts de champs, comme s’il avait mauvaise conscience".
Mardi prochain à l’Assemblée nationale, devant laquelle François Fillon engagera la responsabilité du gouvernement sur sa politique étrangère, Nicolas
Dupont-Aignan votera avec la gauche.
"Ce vote ne sert qu’à cadenasser les députés de la majorité qui sont hostiles" au projet présidentiel, a-t-il estimé.
rh/ben/phi
NON à la réintégration de la France dans l’OTAN OUI à une France libre
" La volonté qu’a la France de disposer d’elle-même est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée" ,
affirmait très justement le Général de Gaulle.
Avec la décision solitaire du Président de la République de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, la France perd de sa liberté.
Elle met en effet un peu plus le doigt dans l’engrenage de guerres qui ne sont pas les siennes, comme en Afghanistan. Et elle abîme son image
d’indépendance, si nécessaire dans un monde de plus en plus multipolaire où l’Europe doit faire entendre sa voix propre (souvenons-nous de la guerre en Irak).
Aucun des arguments avancés par le Gouvernement ne justifie une décision si lourde de conséquences :
On nous parle de « la fin de la menace
soviétique » : au contraire, la disparition du Pacte de Varsovie permet la redéfinition de l’Alliance atlantique dans le sens d’une émancipation de la défense
européenne ;
On nous dit aussi : « Mieux vaut être à
l’intérieur pour peser sur les décisions » : dans les faits, les Etats-Unis restent les vrais maîtres de l’OTAN et ne concèdent à la France qu’un strapontin avec deux petits
commandements ;
On nous promet enfin que cette décision « permettra de
faire l’Europe de la défense » : tout au contraire, elle tue l’idée même de l’Europe de la défense puisque l’Union ne devient qu’une succursale de l’OTAN.
Se sachant minoritaire dans le pays comme au Parlement, le Président de la République n’ose pas le referendum. Pour étouffer le débat et tenir en otage sa
majorité, il a engagé la responsabilité de son Gouvernement.
Seul un grand mouvement citoyen peut aujourd’hui inverser le cours des choses et c’est désormais aux Français de se faire entendre. C’est pourquoi nous
appelons tous ceux qui souhaitent exprimer leur opposition au retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN à signer la pétition ci-dessous.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne, Président de Debout la République
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